One Dark Throne – Kendare Blake

« No matter how far I go, I’m still your person. We stand together now. »

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Titre
: One Dark Throne
Auteur : Kendare Blake
Editeur : HarperTeen
Date de publication : 2017
Prix : 16.41 euros
(464 pages)

Note : 5/5

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Atonement – Ian McEwan

« A person is, among all else, a material thing, easily torn and not easily mended.« 

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Titre
: Atonement
Auteur : Ian McEwan
Editeur : Vintage Books
Prix : 9.49 euros
Date de publication : 2016 pour la présente édition

Note : 4/5

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The Handmaid’s Tale – Margaret Atwood

« It isn’t running away they’re afraid of. We wouldn’t get far. It’s those other escapes, the ones you can open in yourself, given a cutting edge. »

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Titre
: The Handmaid’s Tale
Auteur : Margaret Atwood
Editeur : Vintage Classics
Date de publication : 2016

Note : 5/5

Ce roman est également disponible en français sous le titre La servante écarlate, publié chez Robert Laffont.

1
Dans un futur peut-être proche, dans des lieux qui semblent familiers, l’Ordre a été restauré. L’Etat, avec le soutien de sa milice d’Anges noirs, applique à la lettre les préceptes d’un Evangile revisité. Dans cette société régie par l’oppression, sous couvert de protéger les femmes, la maternité est réservée à la caste des Servantes, tout de rouge vêtues. L’une d’elle raconte son quotidien de douleur, d’angoisse et de soumission. Son seul refuge, ce sont les souvenirs d’une vie révolue, d’un temps où elle était libre, où elle avait encore un nom.

2

 coup-de-coeur
Alerte coup de coeur international ! J’étais curieuse de découvrir ce roman, dont on parle beaucoup depuis la sortie de la série éponyme. J’ai entendu beaucoup d’avis positifs, et ayant déjà lu plusieurs livres de Margaret Atwood, je me doutais que ce serait à la hauteur de mes attentes.

Le récit est à la première personne, on suit donc l’histoire et les pensées de Offred, Servante chez un Commandant. Au début du roman, le ton est distant, comme si la narratrice prenait du recul par rapport à ce qui lui arrive, comme si elle était résignée et qu’il n’y avait plus d’espoir possible. Des bribes de son passé resurgissent de temps en temps, mais rien ne nous est clairement expliqué. Il faut attendre presque la moitié du livre pour que la narratrice se présente, et encore quelques chapitres avant que la situation ne nous soit exposée.
Puis au fur et à mesure que les pages se tournent, Offred se livre de plus en plus, et évolue. A partir de sa rencontre avec Ofglen, une petite étincelle de rébellion s’allume, et ne cessera de grandir. Attention, on n’est pas dans un roman où l’héroïne sauve tout le monde, ce sentiment de rébellion reste très profondément enfoui dans le coeur d’Offred. Elle reste quelqu’un d’égoïste, attachée à sa propre survie. Dans la dernière partie du roman, elle cède peu à peu à la panique et on le sent très bien à ses propos de moins en moins cohérent.

L’atmosphère est pesante, et tout comme Offred, j’avais le sentiment d’être oppressée. Les Servantes n’ont pas le droit de regarder les hommes dans les yeux, pas le droit de lire, de tricoter…. Elles ne sont, comme l’a si bien dit la narratrice, que des utérus sur pattes. Leur rôle est d’assurer une descendance aux humains, et rien d’autre.

Margaret Atwood développe parfaitement sa thématique féministe : à une époque où les femmes militent encore pour garder le contrôle sur leur corps, où elles pensent que certaines choses étaient acquises pour de bon (leur indépendance notamment), le système politique et la conjoncture de la société leur retire tout, elles perdent tout ce pour quoi elles se sont battues.

Je n’ai pas pu m’empêcher de m’identifier à l’héroïne, qui est à la fois résignée et se questionne en même temps. Comment réagir si une chose pareille se produisait ? Parce que, bien qu’écrit dans les années 80, ce roman résonne avec une grande justesse dans notre société actuelle. Surtout au niveau de la condition des femmes, quand on voit que dans certains pays, le droit à l’avortement par exemple, est questionné, réglementé de manière absurde, voire inexistant.

La Servante écarlate m’a beaucoup touchée, remuée, horrifiée, questionnée… Je ne suis pas ressortie indemne de cette lecture. Et maintenant, je vais me plonger dans la série !

Six of Crows T2 : Crooked Kingdom – Leigh Bardugo

« I’ll tell you a secret… the really bad monsters never look like monsters. »

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Titre
: Crooked Kingdom
Auteur : Leigh Bardugo
Editeur : Milan
Date de publication : 2017

Note : 5/5

1
Après avoir réussi à s’enfuir du Palais des Glaces, Kaz et ses compagnons se sentent invulnérables. Un revirement de situation va cependant changer la donne d’une partie mortelle que devront jouer les jeunes prodiges du crime. Alors que les grandes puissances Grisha s’organisent pour leur mettre la main dessus, Kaz imagine un plan, entre vengeance et arnaque, qui leur assurera la gloire éternelle en cas de réussite, et provoquera la ruine de leur monde s’ils échouent.

2

L’ambiance est très différente du premier tome, je l’ai trouvée un peu plus sombre, au vu de ce qu’il se passe avec Inej. L’intrigue n’est plus principalement tournée vers le jurda parem, cette drogue qui décuple les pouvoirs des Grisha, mais vers van Eck, celui qui a manipulé les Six of Crows, et la vengeance qu’ils veulent prendre contre ce marchand corrompu.

Tout au long de ce second et dernier tome de la duologie, les bras de fer politiques et les complots s’enchaînent. Il faut suivre attentivement, sous peine de facilement perdre le fil. L’histoire personnelle de certains personnages nous est révélée. le premier tome nous plonge dans celle de Kaz, Inej et Nina, celui-ci nous en apprend plus sur le passé de Jesper et Wylan. Leur deux histoire m’ont beaucoup touchée, surtout celle de Wylan. On découvre que van Eck est encore pire qu’il ne le laisse voir.

Jesper m’a fait mourir de rire, il a un très grand sens de l’humour. Sa relation avec Wylan est très ambiguë, tout comme dans le premier tome. Je ne savais pas vraiment s’ils flirtaient ou si Jesper embêtait Wylan parce qu’il aime l’embarrasser. C’était comme si l’auteure elle-même ne savait pas où se situer par rapport à ces deux personnages, ni comment elle allait faire évoluer leur relation.

Wylan est le personnage qui m’a le plus surprise. Il n’est plus l’adolescent craintif du premier tome, il a désormais sa place dans le groupe. Il fait preuve d’une grande créativité en termes d’explosifs, lui valant d’être reconnu comme un combattant efficace de la part de tous. Sa situation n’est vraiment pas facile, compte tenu de ses relations avec son père.

Nina m’a brisé le coeur au début du roman. Elle n’est plus que l’ombre d’elle-même, une des conséquences tragiques du jurda parem. Matthias est toujours là pour veiller sur elle, et leur relation évolue très joliment. Concernant ces deux personnages, Leigh a fait des choix que j’ai trouvé très audacieux, elle m’a beaucoup surprise. Je pense notamment au pouvoir de Nina, j’ai trouvé ça très bien trouvé, même si c’était parfois un peu glauque…

Kaz est toujours aussi froid et efficace dans ses actions, maintenant plusieurs longueurs d’avance sur ses ennemis, comme toujours. Mais contrairement au premier tome, je l’ai trouvé plus humain, et un peu moins renfermé sur lui-même. Surtout, son influence au sein du groupe évolue : les autres ne le suivent plus aveuglément, comme s’il était leur chef. Ils discutent, parlementent, comme si désormais ils étaient tous sur le même pied d’égalité.
Sa relation avec Inej m’a beaucoup frustrée ! J’avais cru voir une évolution positive à la fin du premier tome, mais dans le second, c’est retour à la case départ ! Ils sont tous les deux très fermés, mais font attention l’un à l’autre.

La fin de la duologie m’a laissée… sur ma faim. Beaucoup de questions restent sans réponses, un troisième tome n’aurait pas été de trop ! Néanmoins, j’ai vraiment adoré retrouver les personnages et voir leur évolution, suivre leurs pensées…
Si vous ne le saviez pas, Leigh Bardugo a écrit une trilogie avant Six of Crows, axée sur l’univers des Grisha et qui se situe avant les événements de la duologie. Je vous recommande fortement de lire cette trilogie avant de lire Six of Crows, parce que cela vous permettra de mieux comprendre l’univers, mais aussi parce que dans ce second tome de la duologie, des personnages principaux de la trilogie Grisha interviennent. Ayant lu deux fois Six of Crows, une fois sans lire la trilogie, une fois l’ayant lue avant, certains éléments ont été beaucoup plus facile à comprendre.

Vous allez me dire que cette trilogie n’a pas été traduite en français, MAIS Milan a racheté les droits de traduction et le premier tome sort le 11 octobre sous le titre Grisha !

A Court of Wings and Ruin – Sarah J. Maas

What we think to be our greatest weakness can sometimes be our biggest strength.”

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FullSizeRender (5)Titre : A Court of Wings and Ruin
Auteur : Sarah J. Maas
Editeur : Bloomsbury
Date de publication : mai 2017

Note : 4/5

1

Feyre est de retour dans la Spring Court, où elle se retrouve contrainte de jouer un rôle pour préserver ceux qu’elle aime. Elle est plus déterminée que jamais à soutirer le plus d’informations possibles de Tamlin, quitte à semer le désordre dans sa cour.

Mais bientôt, les événements s’enchaînent et la guerre qui menace depuis quelques temps fini par éclater.

2


Avec A Court of Wings and Ruin, Sarah J. Maas démontre encore une fois sa grande imagination et son talent à nous entraîner dans un univers riche et plein de rebondissements.

Le début est assez angoissant, avec tout le poids qui pèse sur les épaules de Feyre. Elle doit jouer un rôle et ne pas se faire démasquer. Je ne sais pas comment elle a fait pour supporter cette situation, encore une fois elle se montre très forte et déterminée. On est très loin de la Feyre détruite et peu sûre d’elle qu’elle a pu être. On a face à nous une jeune femme qui assume totalement ce qu’elle est et qui fait preuve d’une grande force d’esprit. Je n’en attendais pas moins d’elle, connaissant l’auteure pour nous concocter des personnages féminins très forts.

Nesta est d’ailleurs celui qui m’a le plus surprise dans ce troisième tome. Ce qu’elle est devenue, ce qu’elle cache au fond d’elle… Tout ça m’a beaucoup intriguée, d’autant plus qu’on ne découvre vérité qu’à la fin. C’est vraiment un personnage très fort, avec un caractère affirmé et marqué, comme en témoignent les piques bien senties qu’elle lance à Cassian ou encore Amren. Bien sûr, elle reste fidèle à elle-même au début du roman, mais les événements l’obligent à se dévoiler petit à petit. Attention, je ne dis pas qu’elle devient douce et gentille, on parle de Nesta quand même ! Elaine, quant à elle, est totalement effacée. Elle qui était pourtant lumineuse au début de la saga, est mise de côté je trouve.

Les tensions sont à leur comble entre les personnages à cause de la guerre qui menace d’exploser, et il en va de même entre les différentes cours. J’ai beaucoup aimer découvrir ces dernières, et surtout leur High Lord.

Petits points négatifs dans ce roman : la relation Feysand. Autant, dans le deuxième tome, je les ai vraiment appréciés, autant là, ils m’ont parfois agacée avec leur “mate” à tout va et leurs déclarations… Ils ont une très belle relation basée sur le choix, le respect et l’égalité, mais le rappeler trop souvent nuit à la perception que j’ai d’eux.

Autre point négatif, le rythme du roman. Le début est assez long et lent, j’ai eu l’impression que Sarah J. Maas faisait s’éterniser certains moments (je pense notamment à la rencontre entre les cours) au détriment d’autres qui ont été bâclés : LA FIN ! Tout s’est enchaîné beaucoup trop rapidement, de manière chaotique. Des personnages font leur réapparition, sortis de nulle part, des événements improbables et pas très crédibles se produisent… Bref, j’ai été vraiment déçue par la dernière partie du roman. J’ai quand même passé un bon moment, versé quelques larmes, mais ce n’est vraiment pas à la hauteur de ce que j’ai pu lire venant de Sarah J. Maas.

The Winner’s Kiss – Marie Rutkoski

You don’t need to be gifted with a blade. You are your own weapon.

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Titre
: The Winner’s Kiss
Auteur : Marie Rutkoski
Editeur : Bloomsbury
Date de publication : mars 2016

Note : 3.5/5

1

Alors que la guerre entre Herranis et Valorians commence, Arin est plus déterminé que jamais à oublier Kestrel, blessé au plus profond de lui-même par sa trahison et son rejet. Le destin de tout son peuple est désormais entre ses mains, et il doit tout faire pour maintenir son alliance avec Dacran.
De son côté, Kestrel est enfermée dans un camp pour prisonniers, forcée de travailler dans des conditions atroces et brutales. Elle ne rêve que de s’échapper et dire toute la vérité à Arin. Mais sa situation est sans espoir…

2


Le début du roman est particulièrement sombre, Marie Rutkoski donne tout de suite le ton : nos héros sont dans une situation difficile ou peu d’espoir semble permis. Entre Arin qui se jette à corps perdu dans la guerre et Kestrel qui vit dans des conditions abominables au camp de prisonniers, j’ai eu du mal à être optimiste pour la suite de l’histoire !

Le premier tiers du roman est consacré à une lente évolution dans l’état d’esprit d’Arin et Kestrel. Petit à petit, les pièces du puzzle se mettent en place, des secrets et des vérités sont enfin révélées. Leur relation à tous les deux est loin d’être facile, surtout après ce qui est arrivé à Kestrel. Il leur faudra du temps pour apprendre à se ré-apprivoiser. Et ENFIN, Marie Rutkoski nous dévoile quelques moments un peu tendres, loin de toutes les tensions qu’il y a pu avoir dans les deux premiers tomes, et ça fait du bien !! Les joutes verbales incessantes entre Arin et Kestrel commençaient à me lasser, ça n’allait nulle part.

Je me suis quand même un peu ennuyée dans ce troisième et dernier tome… J’ai trouvé qu’il y avait quelques longueurs au niveau de l’intrigue, et le côté militaire omniprésent était fastidieux à lire. Autre petit bémol : le dieu de la mort qui parle à Arin… Je n’ai pas compris où voulait en venir l’auteure avec cet aspect là du roman, surtout qu’il ne se place pas dans un univers de fantasy. La bataille finale entre Kestrel et l’empereur m’a laissée sur ma faim, je m’attendais à quelque chose de plus impressionnant. La fin du livre m’a aussi parue très rapide. Bref, je suis contente d’avoir terminé cette saga, c’était une lecture sympathique mais j’en ressors un peu déçue.