Chroniques littéraires, Contemporain, Jeunesse, Young Adult

Rage – Orianne Charpentier

Elle a l’impression que son nouveau monde pourrait s’écrouler encore, comme l’ancien. C’est ce qu’elle a appris en mille ans d’existence : chaque seconde de nos vies, chaque battement de cœur, peuvent être le compte à rebours d’une catastrophe imminente.”

***

51Roverf-cL
Titre
: Rage
Auteur : Orianne Charpentier
Editeur : Gallimard Jeunesse
Date de publication : mars 2017

Note : 4/5

1

RAGE… C’est le surnom que son amie lui a donné.
C’est désormais ainsi qu »elle se nomme, pour oublier son prénom, ce nom d’avant, celui de son enfance, d’avant l’exil, la déchirure. Son pays d’origine, on ne le connaîtra pas.
Il nous suffit de deviner que Rage a eu affaire à la violence des hommes, de la guerre. Et voilà réfugiée en France, sans plus de repères, ni de famille. Telle une bête traquée, elle se méfie de tous. Mais un soir, sa route croise celle d’un chien – dangereux, blessé, visiblement maltraité. Désormais, sa propre survie passe par celle de l’animal…

2


Ce roman est très court (une centaine de pages) mais vraiment percutant dans la manière dont il est écrit. On y découvre Rage, jeune fille au passé douloureux, qui raconte à la première personne son histoire. Le rythme est saccadé, le ton transmet à la fois colère et détresse, traduisant parfaitement les sentiments de Rage.

Rage est un personnage meurtri par son passé. Ce qui est plutôt troublant, mais en même temps totalement compréhensible, c’est qu’à la fin du roman, on ne sait pas ce qui est arrivé à la jeune femme. Tout est dit à mi-mot et laisse place à l’imagination du lecteur, qui peut alors envisager les scénarios possibles. Malgré tout, on se doute qu’elle a dû subir des atrocités et on ne peut que comprendre sa pudeur et son refus d’en parler. Le personnage de Rage est fort, bien que brisé. Elle utilise le chien de combat comme une bouée de sauvetage, et s’autorise enfin à s’ouvrir aux autres et à entrevoir un petit brin d’espoir.

Arrivée à la fin du roman, je suis restée un peu sur ma faim. Une centaine de page, c’est très court, ça se lit très vite et ça ne m’a pas vraiment laissé le temps de m’installer dans ma lecture et de m’imprégner totalement de l’histoire. Malgré tout, j’ai apprécié ce livre et je remercie Gallimard Jeunesse pour cette découverte.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s