Chroniques littéraires, Historique, Jeunesse

De Feu et de Neige – Anne-Marie Pol


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Titre
: De Feu et de Neige
Auteur : Anne-Marie Pol
Editeur : Nathan
Date de publication : 2017

Note : 4/5

1

1812, Moscou. Félicité, jeune Française de 16 ans, vit avec sa mère sous la protection d’une riche famille russe. Malgré leur différence de classe, Félicité est amoureuse de Fédor, le fils de la comtesse. Mais la guerre éclate, Napoléon Ier a décidé d’envahir la Russie. Les Français sont devenus les ennemis des Russes. Félicité n’a d’autre choix que de fuir pour survivre.

2

De feu et de neige a été une lecture très sympathique. le style d’écriture fait penser à celui du XIXème dans les tournures de phrases, le vocabulaire un peu ancien et les termes spécifiques russes employés par l’auteure. J’ai beaucoup aimé ce choix de Pol, cela m’a permis de plonger totalement dans le quotidien de Félicité, l’héroïne du roman, qui vit effectivement au XIXème siècle pendant la Campagne de Russie en 1812. Ce roman n’est pas sans rappeler la grande oeuvre de Léon Tolstoï, Guerre et Paix, qui aborde également cette période historique russe.

J’ai aussi beaucoup aimé le choix de l’auteure d’alterner entre narration à la troisième personne du singulier et extraits du journal de Félicité. Cela renforce vraiment l’immersion du lecteur dans cette période historique et dans ce que vit et ressent la jeune femme. A travers son point de vue, on découvre sa peur par rapport à ce conflit, mais aussi sa compréhension du système russe et des enjeux qui sont présents à cette époque.

L’auteure a également très bien su retranscrire les tensions qui pouvaient subvenir entre les Français et les Russes dans la société. Les rapports sont tout à fait cordiaux au début du roman, mais dès l’instant où Napoléon avance sur le territoire russe, ces derniers se retournent petit à petit contre les Français, développant un sentiment de haine quand auparavant il y avait de l’estime.

En ce qui concerne les personnages, Félicité m’a quelques fois un peu agacée. Elle est aveuglée par son amour pour Féodor, le fils de la comtesse chez qui elle travaille. Elle est parfois un peu trop lyrique dans ses élans d’amour et ses déclarations enflammées. J’ai aussi trouvé dommage qu’elle se perde en lamentations sur le sort et les possibles états d’âme de Féodor, alors que le plus important à ses yeux devraient être elle-même et sa mère. C’est une héroïne qui reste cependant attachante et admirable pour sa ténacité et sa lucidité sur les événements.

J’ai passé un très bon moment avec cette lecture, et je remercie encore les éditions Nathan pour l’envoi de ce roman.

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